Ce samedi 5 avril, près de 250 manifestants se sont rassemblés en face du centre fermé de Vottem à l’appel du CRACPE (Collectif de Résistance Au Centre Pour Etranger).

Ce samedi
5 avril, près de 250 manifestants se sont rassemblés en face du centre fermé
de Vottem à l’appel du CRACPE (Collectif de
Résistance Aux Centres Pour Etrangers). Après ce
rassemblement calme et festif, les forces de l’ordre présentes en grand nombre
ont décidé de jouer le jeu de la provocation par des « contrôles préventifs »
(sic) qui se sont terminés par trois arrestations administratives pour «
vérification d’identité ».
La manifestation a commencé vers 15h en face du centre fermé. Après quelques
traditionnels discours, les chorales « Ya Basta »,
les « Callas’roles » et « C’est des Canailles »
ont animé le rassemblement et une troupe de théâtre de rue a donné une
représentation devant les grilles du centre. Les manifestants ont ensuite
tenté de communiquer avec les prisonniers, qui bien que peu visibles, étaient
nombreux aux fenêtres. Et vers 17h30, le rassemblement a commencé à se
disloquer.
La manifestation qui de l’aveu des organisateurs aurait pu être mieux
médiatisée, a quand même ramené beaucoup de monde à Liège pour un sujet peu à
la mode comme celui des centres fermés. Les militants du CRACPE sont heureux
de voir encore autant de monde soutenir leurs actions hebdomadaires. Ce n’est
pas une foule en soi mais pour ces militants qui communiquent avec les
prisonniers tous les samedis et mercredis à 16h, ce sont des gestes qui font
chaud au cœur. Ca fait maintenant 4 ans que les
prisons pour étrangers ont été mises en place dans notre royaume. La lutte
contre ces prisons illégales continue malgré le temps qui joue contre les
militants. Le 4 mai, une manifestation aura lieu au départ du
Petit-Château à Bruxelles.
D’autre part, pendant que les membres du CRACPE (une dizaine) continuaient à
communiquer avec les prisonniers et que les manifestants rentraient petit à
petit chez eux, la police a déboulé dans des rues adjacentes au centre pour
contrôler un groupe de manifestants qui était déjà bien loin du lieu de
rassemblement.
Ainsi, les forces de l’ordre n’ont pas été en reste au niveau provocation.
D’abord, elles ont interdit les échelles et escabelles prévues par les
manifestants pour communiquer avec les prisonniers par-dessus les grilles car
elles représenteraient des « armes contondantes ». Ensuite, on pouvait compter
une moyenne de 1 flic visible en uniforme ou en civil pour 15 manifestants. Et
finalement, le bouquet final, après la manif qui s’est terminée sans incident
(même pas d’atteinte au grillage), la police s’est sentie obligée de harceler
des manifestants en partance. Ils leur ont d’abord coupé le trottoir avec une
voiture et ils ont alors procédé au fichage du groupe avec en prime photo sur
le capot de la voiture. Trois manifestants qui, semble-t-il, refusaient de se
faire photographier ou qui n’étaient pas en possession de leur carte
d’identité, ont été embarqués au commissariat pour « vérification de
l’identité ». Evidemment, le groupe a été rejoint
par d’autres manifestants qui contestaient évidemment la légalité de
l’intervention. Les forces de police ont mis fin à cette action à l’arrivée
d’une équipe de la RTBF.
Cette action des forces de l’ordre n’était pas très bien comprise par les
auteurs mêmes. La grande majorité des agents ne savaient donner aucun motif à
cette provocation et seul l’officier en charge (bien qu’il répétait qu’il
n’était pas si responsable que cela) parlait d’une circulaire qui permet le
contrôle et le fichage « préventif » de manifestants… Il faudra donc encore
apprendre aux forces de police que le terme « préventif » signifie « avant des
troubles éventuels » et non pas « après une manifestation calme et pacifique
». La manifestation s’étant déroulée dans le calme le plus absolu, on arrive
difficilement à croire qu’il y ait une raison rationnelle à cette action. Le
ministre de l’Intérieur aura certainement, une fois de plus, à répondre des
agissements de ses hommes. Nul doute qu’il ira se réfugier derrière l’article
31 de la loi sur la fonction de police et derrière la circulaire MF03 dont il
s’était servi pour justifier les provocations devant le centre 127bis en
février. Cette circulaire précise que des contrôles peuvent être effectués
pour prévenir des dommages matériels lors de manifestations comme celle de
Vottem. Evidemment,
c’est une belle formule pour faire renter la Belgique dans un système de
répression digne du fascisme…
Source http://belgium.indymedia.org/
il est a noter que nul ne parle de la présence des Anars !!!! que les confiscations de drapeaux noir passe sous silence ??,
que nous n'avons pas eu droit a la parole et que les mêmes qui dénonce une provocation policières nous ont traiter comme des pariât !
une fois de plus mis au banc de cette société ! seul lors des discours des avocats douteux membres du PTB et des écolos ont eu la parole !
il faut quand même se souvenir que les écolos étaient au gouvernement lors de l'ouverture de se centre et qu'ils n'ont strictement rien fait contre ! et qu'aujourd'hui a la veille des élections, ils se montres !!!!!
le 18 mai ! ni écolo, ni fachos (bien que se soit fort pareil !!!) ABSTENTION !!!